Notre héritage historique

Unis dans une aventure intemporelle, les artisans de la manufacture de la Vallée de Joux ont revisité deux siècles de grande tradition horlogère en quête d’un savoir-faire oublié. Bercée par l’émotion et portée par les plus hautes compétences artistiques du moment, renaissant comme par la magie d’un baiser, Frères Rochat signe là une adaptation contemporaine de la « Belle au bois dormant ». C’est l’histoire d’une renaissance. Du mariage de la très haute tradition horlogère, dans ce qu’elle a de plus complexe, avec les méthodes de production à la pointe de la technologie actuelle, spécifiquement dédiées à la conception de très grandes complications.

Armoiries “de sable à la roue d’or” des frères Rochat

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Les frères Rochat se distinguèrent par la sophistication des mouvements de l’oiseau et par l’empilement subtil des cames qui mirent fin aux ruptures mélodiques inopinées. Ce sont elles qui permirent l’exploit, l’interprétation d’œuvres musicales par les oiseaux chanteurs. Leurs joyaux révélaient une architecture comparable à celle d’une toile de grand maître, réunissant un ensemble unique de très hautes complications.

Dotés d’une maîtrise technique absolue, les trois frères poussaient à son paroxysme l’esthétique de chaque élément de l’habillage. Grâce à leur parfaite maîtrise des matériaux nobles et des métiers d’arts, ils réalisaient des décors somptueux. Les joyaux horlogers des frères Rochat s’installaient dans un marché de luxe inaccessible. En 1813, ils ouvrirent une boutique à Genève, rue de Coutance. Ce fut le début d’une hégémonie qui perdura jusqu’au milieu du XIXe siècle. Leurs chefs-d’œuvre, plus de cents, s’exportèrent dans le monde entier.

Acte cant du 24 juillet 1813 signé par les trois célèbres frères Rochat

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Leurs pièces rivalisaient de beauté et d’ingéniosité. En quête d’innovation constante, les trois génies du Brassus enrichissaient leurs œuvres d’ornementation et de mécanismes miniaturisés à l’extrême. Ils perfectionnaient inlassablement la chorégraphie du mouvement de leurs automates oiseau chanteur.

“Hélène et Pâris” .Tabatière avec oiseau chanteur dont le boîtier est en or 18ct sur fond guilloché avec couvercle en peinture sur émail.

Estampillé FR no. 56 Frères Rochat (1815).

2oiseaux

Les trois frères, François, Fréderich et Samuel écrivirent les plus belles pages de leur histoire au carrefour de deux époques. De la production de pièces uniques, l’activité horlogère s’orienta alors vers de plus grands volumes et connaissait l’apparition des premières grandes manufactures.

Montre de poche oiseau chanteur Frères Rochat

1815_Singing bird watch

« La leçon de chant » .Tabatière à deux oiseaux dont le boîtier en or 18ct est incrusté de perles et diamants. Frères Rochat, No 120 (1818).

La_leçon_de_chant_1818

Le « pistolet à oiseau chanteur » est considéré comme l’une des pièces les plus compliquées jamais réalisées au monde. Pour les puristes, les amateurs de haute horlogerie et de métiers d’art, ces deux chefs d’œuvre réalisés au début du XIXe siècle s’inscrivent parmi les plus belles pièces à collectionner. Conçue à la même époque où Breguet signe son fameux tourbillon, c’est l’une des réalisations majeures de l’œuvre des frères Rochat.

Pistolet double canon à oiseau chanteur, or 18ct, perles et émail, réalisé pour un riche acquéreur chinois Frères Rochat (1820).

Pistolet_Oiseau_Chanteur_1820

Au moins deux générations ont contribué à la réalisation de ces joyaux horlogers. David, le patriarche, et sa descendance, François, Fréderich et Samuel. Renommés pour leur génie horloger, ils signèrent et réalisèrent de véritables merveilles, déroutantes de complexité.